3h33 un vendredi soir.
Samedi, août 8th, 2009C’est bon, le festival pourrait s’arrêter aujourd’hui, je serai déjà satisfait de ma semaine. Ceux qui étaient sur le toit de la Carène assez tôt pour voir Michel Ripoche ont découvert un moyen inédit de soigner la gueule de bois au soleil, ceux qui étaient là quand le Comte DuMondeAuBalcon a fait son set tropicao / IDM / techno savent aussi que le beau temps aide appelle la fête. Alors quand Au Revoir Simone a commencé, je me sentais un peu gêné d’avoir le sourire béat vissé sur mon visage aux traits tirés. Alors tant pis si les combo de Brooklyn font renifler les yeux, on a tous le droit d’être amoureux de trois filles en même temps pendant une heure… Photos par Gildas Raffenel.
C’est pas parceque je suis daltonien que le show d’Ebony Bones m’a déplut. Au contraire, j’ai même trouvé ça d’une rigueur/vigueur exemplaire : back band ultra motivé ET ultra ultra motivant, accompagnant avec classe la boule d’énergie Bony. Un peu court, mais très intense, de toutes façons, j’ai lâché mes genoux en début de semaine (c’est toujours ça de moins à gérer). Le temps de tailler une bavette avec Erica d’A.R.S. (pourquoi vous n’avez pas joué votre cover d’Electric Light Orchestra? On l’a jamais joué en live, mais t’as raison, on va la préparer), d’argumenter sur l’intérêt des becs métal avec la saxophoniste d’Ebony Bones (méconnaissable sans son maquillage), je tombe sur le manager de Mondkopf au balcon. Mondkopf est un garçon trop malin pour ne pas être dans le top techno 2009, catégorie rookie of the year. On file ensuite au Vauban pour voir Gui Boratto, désolé pour la Party Harders, sûr que ça devait être sportif.
Gui Boratto, c’est la musique des anges. Les nappes trancy happy du brésilien sont une thérapie de groupe contre l’anesthésie ambiante. Une sorte de vinyle roulé dans des nuages. Et quand est venu l’heure fatidique (3h33), on a vu la lumière. What a beautiful day. Navid Tahernia n’avait plus qu’à finir le job, avec brio. Kompakt avec tact.




